C'est possible.
Une mère et son fils sur leur balcon fleuri, le matin, devant Clermont-Ferrand : tramway, marché, vélos, la cathédrale et le puy de Dôme au loin

Une proposition pour la France

C'est
possible.

Une France de l'égalité. Quel que soit l'endroit où vous êtes né, le milieu d'où vous venez, le pays d'où vous arrivez.

Une école qui donne à chaque enfant les mêmes chances. Un patrimoine pour chacun, y compris le plus modeste. Le même pays partout, des quartiers aux villages et aux outre-mer. Et une France qui accueille ceux qui viennent la construire.

Un paysage de France : champs, village, école, immeubles, usine, centrale et train

01

L'essentiel en une minute

Sept idées simples pour une France de l'égalité. Chacune est chiffrée, et vous pouvez vérifier ce qu'elle change pour vous.

  1. L'égalité des chances commence à l'école

    Le seul grand budget qui augmente : de 155 à 195 milliards d'euros. Les moyens nouveaux vont d'abord au primaire, aux quartiers et aux territoires qui en ont le plus besoin.

    Lire la proposition →
  2. Chacun peut posséder quelque chose

    Pour la première fois, chaque Français, y compris le plus modeste, construit un capital à son nom. Et le loyer d'un logement social devient peu à peu une propriété.

    Comment ça marche →
  3. Le même pays partout

    Le même impôt local dans chaque commune, dont un cinquième redistribué vers les territoires les moins riches. Des soignants là où il en manque, des services dans chaque bourg.

    L'égalité des territoires →
  4. Personne ne paie moins que sa part

    Un impôt minimum sur les très grandes fortunes, qui paie l'allocation des enfants les plus modestes. On taxe la rente et les gros héritages avant le travail.

    Voir les dix impôts →
  5. Plus de pouvoir d'achat, d'abord pour les plus modestes

    Fin de la CSG, 0 % de TVA sur le frais, cantine gratuite. Les familles modestes et les retraités modestes sont ceux qui gagnent le plus.

    Calculer mon gain →
  6. La France, terre d'accueil

    Chacun peut venir. On reste en travaillant et en apprenant le français. Les droits s'ouvrent par la cotisation, pas par la nationalité. Et sans nouveaux arrivants, pas de croissance forte.

    Pourquoi l'accueil →
  7. Une justice égale, un pouvoir rendu aux citoyens

    Deux fois plus de procureurs, une plainte suivie en ligne, des juges de paix près de chez vous. Proposer une loi avec 500 000 signatures. Des comptes en ordre, pour ne pas faire payer nos enfants.

    Lire la proposition →

02

Une France de l'égalité

Trois inégalités décident aujourd'hui d'une vie : où l'on naît, dans quel milieu, et de quelle origine. La proposition s'attaque aux trois.

« Dans l'enfant qui sait déjà, à dix ans, que son quartier décidera de son destin. Nous refusons de croire que c'est une fatalité. »Manifeste

Égalité géographique

Où que vous viviez

Une commune rurale, un quartier populaire ou un département d'outre-mer doivent offrir les mêmes chances qu'une grande métropole.

  • Le même impôt local partout, au même taux. 20 % du produit, environ 19 milliards d'euros, vont des territoires les plus riches vers les moins riches, jusqu'à 30 % si l'écart se creuse.
  • Contre les déserts médicaux : impôt sur le revenu divisé par deux pendant 10 ans pour les soignants qui s'installent en zone prioritaire, une maison de santé dans chaque bassin de vie.
  • Vieillir près des siens : des maisons de 15 à 30 résidents dans chaque bourg et chaque quartier.
  • Les quartiers deviennent des villes : rues, commerces, transports et écoles d'excellence.
  • Les outre-mer : lutte contre la vie chère, investissements prioritaires du fonds souverain, jeunesse formée sur place.
  • L'industrie revient dans les territoires : usines dans le Nord et la vallée du Rhône, reprise des PME et des artisans par leurs salariés.

Égalité de classe

Quel que soit votre milieu

La République ne promet pas l'égalité des résultats. Elle doit l'égalité des possibilités, et elle ne la garantit pas aujourd'hui.

  • L'école d'abord : +40 milliards d'euros par an, en priorité pour le primaire et là où les besoins sont les plus grands. Jamais moins d'adultes par élève.
  • Un capital pour chacun : vos comptes santé, sécurité et retraite sont à votre nom, même avec un petit salaire.
  • Propriétaire, même modeste : 150 000 logements accessibles par an en location-accession, et vos aides au logement deviennent un apport.
  • Personne ne paie moins que sa part : impôt minimum de 2 % sur les fortunes de plus de 100 millions d'euros, impôt sur les héritages au-delà de 300 000 €, taxe sur la rente foncière.
  • Les enfants modestes protégés : cantine gratuite pour tous, allocation enfant maintenue pour les familles modestes.
  • Un an tous ensemble : le service national fait vivre côte à côte des jeunes de tous les milieux.

Égalité d'origine

D'où que vous veniez

Le code postal, le nom ou la couleur de peau ne doivent jamais décider d'un destin.

  • Les droits s'ouvrent par la cotisation et l'ancienneté, pas par la nationalité.
  • L'école et les soins urgents pour tous, dès le premier jour.
  • Le français, chemin vers un titre durable : apprendre la langue ouvre le droit de rester.
  • Tout éloignement est décidé par un juge, jamais par l'administration seule. L'asile est décidé en six mois.
  • Vos données vous appartiennent : vous voyez qui, dans l'administration, consulte votre dossier.
  • Une justice proche : juges de paix élus dans chaque territoire, plainte suivie en ligne de bout en bout.

03

La France, terre d'accueil

La France s'est construite avec ceux qui l'ont choisie. Elle en a besoin pour son avenir.

Pas de croissance forte sans nouveaux arrivants

La croissance, c'est simple : plus de personnes qui travaillent, et chacune qui produit davantage. La proposition mise sur la productivité, par l'école, l'énergie et la simplification. Mais la France vieillit, et elle a désormais plus de décès que de naissances.

Pour financer les écoles, les soins et les retraites d'un pays qui vieillit, il faut des bras et des talents en plus. Sans immigration, il n'y aura pas de croissance forte.

  • 651 000décès en 2025, pour 645 000 naissances. Une première depuis la Seconde Guerre mondiale.
  • 1,56enfant par femme en 2025, le niveau le plus bas depuis la fin de la Première Guerre mondiale.
  • 2040À partir de cette date, le nombre d'actifs commencerait à baisser selon l'Insee, de 30,5 millions à 29,2 millions en 2070.
  • 62 %En 2070, il y aurait 62 personnes de 65 ans ou plus pour 100 personnes de 20 à 64 ans, contre 40 aujourd'hui.

Sources : Insee, Bilan démographique 2025 ; Insee, projections de population active (2022) ; Crédit Agricole, d'après les projections démographiques 2026 de l'Insee.

Comment la France accueille

  1. 1

    Venir

    Chacun peut venir. Un titre de séjour de 12 à 24 mois pour faire ses preuves. L'école et les soins urgents dès le premier jour.

  2. 2

    Travailler, apprendre

    On apprend le français. Chaque mois travaillé remplit vos comptes santé, sécurité et retraite, à votre nom, comme pour tout le monde.

  3. 3

    Rester

    On reste si l'on travaille, paie ses impôts, parle français et respecte la loi. Les droits sociaux s'ouvrent avec l'ancienneté et la cotisation.

  4. 4

    Choisir

    Construire sa vie ici, ou repartir avec le solde de son compte pour bâtir son projet. L'asile est décidé en six mois, et tout éloignement par un juge.

04

Manifeste

Nous pensons qu'une autre France est possible.

Une France digne des Lumières, qui fit de la raison, de la liberté et de l'égalité des droits l'héritage commun de l'humanité. Une France digne de Montesquieu, qui comprit que seul le pouvoir arrête le pouvoir. Une France digne de Condorcet, qui voulut instruire chaque citoyen pour qu'aucun ne dépende d'un autre. Une France digne de Jules Ferry, qui ouvrit l'école à tous les enfants de la République, gratuite, obligatoire et laïque.

Nous sommes les héritiers de ceux qui ont reconstruit le pays après la guerre et lui ont donné, en une génération, l'électricité, les routes, les usines et la protection sociale. Les héritiers des paysans qui ont nourri la France, des ouvriers qui l'ont bâtie, des savants qui l'ont fait rayonner, des enseignants qui l'ont élevée.

Cette France n'a pas disparu. Elle attend.

  • Elle attend dans le jeune qui n'ose plus entreprendre parce qu'on lui demande dix autorisations.
  • Dans l'infirmière qui travaille pour un salaire qui ne lui permet pas d'acheter son logement.
  • Dans l'agriculteur qui vend à perte.
  • Dans l'artisan qui ferme faute de repreneur.
  • Dans le chercheur qui part à l'étranger.
  • Dans le retraité qui a tout donné et à qui l'on demande encore.
  • Dans l'enfant qui sait déjà, à dix ans, que son quartier décidera de son destin.

Nous refusons de croire que c'est une fatalité.

Ce que nous croyons

Nous croyons que le pouvoir appartient aux citoyens. Pas à l'État, qui n'en est que le dépositaire. Pas aux partis, qui n'en sont que les serviteurs. Ce n'est pas au citoyen de demander la permission de vivre, de travailler, de construire. C'est à l'État de justifier chacun de ses pouvoirs.

Nous croyons que chacun doit pouvoir construire sa vie, quelle que soit sa naissance. La République ne promet pas l'égalité des résultats ; elle doit l'égalité des possibilités. Une école d'excellence, des soins pour tous, la sécurité, un toit : voilà ce qu'elle doit à chacun. Le reste appartient à la liberté de chacun.

Nous croyons qu'il faut protéger les personnes, pas les situations. On ne retient pas une usine dépassée ; on protège l'ouvrier qui y travaillait, on le forme, on l'accompagne vers l'emploi de demain. Le monde change. Ceux qui le vivent ne doivent jamais être laissés seuls.

Nous croyons que ce qui est à vous doit être à vous. Votre protection sociale, votre retraite, votre logement, vos données. Chaque Français, même le plus modeste, doit pouvoir posséder quelque chose et le transmettre.

Nous croyons au travail, à l'invention et au temps long. Une nation se juge à ce qu'elle construit pour ses petits-enfants : ses centrales, ses universités, ses terres, ses villes.

Ce que nous refusons

  • Nous refusons la France des autorisations, où l'on passe plus de temps à remplir des formulaires qu'à créer.
  • Nous refusons la France des rentes, où l'on gagne davantage à posséder qu'à travailler, et où l'héritage pèse plus que le mérite.
  • Nous refusons la France de la dette, qui fait payer aux enfants le confort de leurs parents.
  • Nous refusons la France des destins écrits d'avance, où le code postal fixe la vie.
  • Nous refusons la France du renoncement, qui répète que rien n'est possible, alors que tant de pays ont prouvé le contraire.

Et nous refusons tout autant les promesses impossibles et la colère sans projet. La France ne se relèvera ni par la démagogie, ni par la résignation.

Ce que nous proposons de bâtir

Nous voulons une République qui rende le pouvoir à ses citoyens : une Constitution qui leur permette de proposer et de bloquer la loi, un gouvernement où personne ne gouverne seul, une justice indépendante et proche, un État jugé comme tout le monde.

Nous voulons un État sobre et fort à la fois : sobre dans ses dépenses et ses règles, fort dans ce qui compte, l'école, la recherche, la justice, la défense, la solidarité.

Nous voulons une école qui redevienne la promesse de Jules Ferry : que l'enfant d'ouvrier, l'enfant d'agriculteur, l'enfant des quartiers et l'enfant des villages aient la même chance d'aller aussi loin que leur talent les porte.

Nous voulons une nation de propriétaires : chacun possède sa protection, sa retraite, et un jour son logement.

Nous voulons une France qui produit à nouveau : son énergie, son alimentation, ses machines, son intelligence. Une France qui investit pour trente ans, et non pour la prochaine élection.

Nous voulons une France qui accueille ceux qui viennent la servir et la construire, et qui demande à chacun, quelle que soit son origine, de respecter la loi commune.

Notre méthode

La vérité des comptes.
Chaque proposition est chiffrée, chaque chiffre est public, chaque citoyen peut le vérifier et le contester. Nous ne proposons rien qui ne soit financé, et nous disons ce qui sera difficile. Vérifier les comptes →
La raison avant l'idéologie.
Nous prenons ce qui marche, d'où qu'il vienne : de Suisse, de Suède, de Singapour, d'Allemagne, et de notre propre histoire.
Le temps long.
Nous proposons un cap sur trente ans, que seul le peuple peut adopter, et qui survive aux alternances.

Notre engagement

Nous ne sommes ni de droite ni de gauche par refus, mais parce que les grandes réussites françaises n'ont jamais appartenu à un camp. L'école publique, la Sécurité sociale, le nucléaire, la construction européenne : ce sont des œuvres communes.

Nous ne demandons pas aux Français de nous faire confiance, ni de voter pour nous. Nous leur demandons de reprendre confiance en eux-mêmes, de s'emparer de ces idées, de les discuter, de les améliorer, et de les exiger de ceux qui se présenteront à leurs suffrages.

Une autre France est possible. Elle ne viendra pas d'en haut. Elle viendra de vous.

Nous ne sommes pas un parti. Nous n'avons pas de candidat. Nous voulons seulement montrer qu'un avenir meilleur est possible, si nous en avons le courage.

C'est Possible. Vous avez le pouvoir.

05

Comment ça marche

Cinq schémas pour comprendre la proposition sans être économiste.

Schéma 1

Une part de votre salaire va sur des comptes à votre nom

Aujourd'hui, vos cotisations partent dans de grandes caisses. Demain, une partie va sur trois comptes qui vous appartiennent. Exemple pour un salaire de 2 700 € brut.

Schéma 2

Votre protection en trois étages

Personne n'est laissé seul. Ce que vous possédez paie d'abord ; l'assurance commune couvre les gros risques ; la solidarité nationale protège ceux qui n'ont pas assez.

3

La solidarité nationale

Minimum vieillesse, minima sociaux, handicap, soins des plus démunis, allocation enfant des familles modestes.

2

L'assurance commune

Les maladies graves, les hospitalisations, les accidents de la vie : tout le monde cotise, tout le monde est couvert.

1

Vos comptes personnels

Santé, sécurité, retraite : à votre nom, transférables d'un employeur à l'autre.

Schéma 3

La location-accession : votre loyer devient votre logement

Le logement social change de nature. Chaque mois, la plus grande partie de votre loyer achète une part de votre appartement. Le terrain reste public, pour que les prix restent bas.

Schéma 4

Plus de 200 prélèvements remplacés par dix impôts

On taxe d'abord ce qui n'est pas productif, ce qui pollue et ce qui n'est pas mérité. Ensuite seulement le travail. Chaque case indique ce que l'impôt rapporte en un an, du plus grand au plus petit.

Aujourd'hui : plus de 200 impôts, taxes et cotisations.

  • TVASur ce que l'on achète. 17 %, 0 % sur le frais.187 Md€
  • Impôt local sur le revenu13 %, même taux partout. Finance votre commune.97 Md€
  • Impôt sur le revenuDe 0 à 30 %. Avec l'impôt minimum sur les très grandes fortunes.62 Md€
  • Valeur du terrainSur le terrain nu, pas sur la maison.60 Md€
  • Taxe carboneSur l'énergie fossile.34 Md€
  • Impôt sur les sociétés0 % sur les bénéfices réinvestis.20 Md€
  • Dividendes et plus-valuesSur les revenus du capital.19 Md€
  • SuccessionsRien jusqu'à 300 000 € par héritier.10 Md€
  • Minimum des grands groupesLes multinationales paient au moins 15 %.8 Md€
  • Impôt local sur les sociétés5 % sur les bénéfices distribués.7 Md€

Schéma 5

Sur 100 € de dépense publique, où va l'argent ?

Après la transition, hors retraites (elles sont payées par leur propre caisse). L'école arrive en tête, de loin.

Modifier les hypothèses →
  • École, université et recherche24 €
  • Solidarité : minima sociaux, handicap, chômage, enfants18 €
  • Défense10 €
  • Santé des plus démunis9 €
  • Intérêts de la dette8 €
  • Police et justice7 €
  • Administration (dont Europe)7 €
  • Routes, rail, réseaux6 €
  • Culture, logement, environnement6 €
  • Service national3 €
Les mots à connaître

06

La proposition

On taxe d'abord ce qui n'est pas productif, ce qui pollue et ce qui n'est pas mérité. Ensuite seulement le travail.

L'égalité des chances commence à l'école

Une école, un livre et un tableau

Aujourd'huiDemain

  • 155 milliards d'euros pour l'éducation et la recherche195 milliards
  • Recherche : 2,2 % de la richesse nationale3,5 %
  • Aucune garantie sur le nombre d'adultes par élèveUne garantie écrite : jamais moins d'adultes par élève

L'éducation est le seul grand budget qui augmente : de 155 à près de 195 Md€ par an. Parce que l'école est le premier outil pour que l'origine ne décide pas du destin.

  • Une école gratuite et exigeante, avec les moyens nouveaux d'abord pour le primaire et les territoires qui en ont le plus besoin.
  • Apprendre à travailler avec l'intelligence artificielle dès le collège, et apprendre à cuisiner.
  • Dix pôles universitaires de rang mondial, des chercheurs payés au niveau européen, le droit de créer son entreprise depuis son laboratoire.
  • La recherche portée à 3,5 % de la richesse nationale.
  • Une garantie écrite pour l'école : le nombre d'enseignants, de surveillants, de CPE, d'AESH et d'infirmières scolaires ne baisse pas par élève.

Une année de service national

Chaque jeune consacre une année au pays, en mission civile ou militaire. Cette année rapporte : une indemnité chaque mois, le permis de conduire payé, 3 000 € versés sur le compte de sécurité et une priorité pour accéder à la propriété.

07

Et pour vous ?

Décrivez votre foyer. Le simulateur applique chaque mesure, année après année, de 2027 à 2041.

Commencez par un profil proche du vôtre :
Vous êtes
Votre foyer
Logement et énergie
Hypothèses du calcul

Après la baisse de TVA dans la restauration en 2009, les prix n'ont baissé que d'une petite partie du montant.

Chaque mois, en 2027

—

Chaque mois, en 2036

—

Patrimoine à votre nom en 2036

—

Ce qui change dès la première année

    Votre gain mensuel, année après année

    Ce que vous possédez

    Compte santé Compte de sécurité Part de votre logement

    Si vous perdez votre emploi

    Garanti à tous, quel que soit votre revenu

    • L'école gratuite et exigeante, et la cantine pour chaque enfant.
    • Les soins des maladies graves, couverts par l'assurance commune.
    • Au moins 900 € par mois pendant 12 mois si vous perdez votre emploi, dès le premier jour.
    • Le minimum vieillesse dès 65 ans, et un filet pour ceux qui n'ont pas assez.

    08

    Les comptes de la nation

    Tous les chiffres sont publics. Changez les hypothèses : le budget, le déficit et la dette se recalculent jusqu'en 2042.

    Croissance supplémentaire

    Simplification, énergie bon marché, réindustrialisation, mobilité professionnelle. La proposition ne la compte pas d'avance.

    Exécution
    Choix politiques

    Dette publique, en % du PIB

    Avec la proposition Si rien ne change

    Solde public, en % du PIB

    La transition dure 12 à 15 ans : l'État paie encore l'ancien système pendant qu'il construit le nouveau. Les impôts ne baissent qu'au rythme des économies constatées.

    Le budget en régime de croisière (Md€, au PIB 2025, hors circuit retraite)

    Recettes

      Dépenses

        France 2025Avec la proposition
        Déficit public−152,5 Md€ (−5,1 % du PIB)
        Dette publique115,6 % du PIB
        Prélèvements obligatoires43,6 % du PIBenviron 31 % du PIB
        Dépense publique hors retraitesenviron 43 % du PIBenviron 23 % du PIB
        Nombre d'impôtsplus de 20010
        Éducation et rechercheenviron 155 Md€environ 195 Md€

        Où trouver l'argent ?

        On ne le prend pas aux écoles, aux hôpitaux, à la police ou aux plus fragiles. On le trouve dans :

        • la fin des subventions aux entreprises et des niches fiscales ;
        • une administration plus légère et automatisée, sans toucher aux enseignants, soignants, policiers, magistrats et militaires ;
        • la lutte contre la fraude et l'évasion fiscale ;
        • la taxation de la rente foncière, des gros héritages, de la pollution, du tabac et de l'alcool ;
        • un impôt minimum sur les très grandes fortunes, qui paie l'allocation des enfants les plus modestes.

        09

        Un matin de 2042

        Quinze ans après. Un scénario, pas une prévision.

        Sarah a 34 ans, elle est infirmière à Clermont-Ferrand. Son compte santé est plein depuis trois ans : l'excédent lui est versé chaque mois en salaire. Son compte de sécurité représente plus d'un an de salaire ; il y a deux ans, elle s'en est servi pour une année de formation en anesthésie.

        Dans six ans, son appartement en location-accession sera à elle. Le terrain reste public, les murs seront siens. Son fils déjeune à la cantine, gratuitement. Son frère, licencié en 2035 par une usine de pièces automobiles, s'est reconverti grâce à son compte. Il travaille aujourd'hui dans une usine de batteries près de Dunkerque.

        Sarah, infirmière, et son fils à la fenêtre de leur appartement, en 2042

        10

        Ce que cette proposition ne cache pas

        Elle publie ses points de rupture autant que ses réussites.

        Les économies peuvent tarder

        Si l'automatisation ou la fin des subventions arrive plus tard que la baisse des impôts, le déficit se prolonge. Parade : les impôts ne baissent qu'après les économies constatées. Testez-le avec le curseur « Retard de l'automatisation ».

        Les familles des classes moyennes

        L'allocation enfant est maintenue pour les familles modestes, mais elle baisse de 20 centimes par euro gagné au-dessus des 20 % les plus modestes, jusqu'à disparaître avant le revenu médian. La baisse s'étale sur dix ans pour ces familles ; au-delà du revenu médian, elle s'applique dès la première année. La garde d'enfants, la cantine gratuite et le logement familial prennent le relais. Le simulateur montre le bilan foyer par foyer, sans l'arrondir.

        Les générations de transition

        Ceux qui ont 50 ans en 2027 ont peu de temps pour remplir leurs comptes. La solidarité les couvre, mais ils profitent moins du nouveau système.

        Le droit européen

        La restauration à 0 % exige une dérogation européenne. À défaut, le taux minimum autorisé est de 5 %.

        Les chiffres sont des ordres de grandeur

        Tous les montants sont à ±20 %, calculés sur les comptes publics 2025 de l'INSEE. Aucun gain de croissance n'est compté d'avance dans le budget : toute croissance sera du bonus.

        11

        La mise en œuvre

        Si cette proposition était appliquée, voici dans quel ordre.

        1. Les 100 premiers jours

          • Loi de simplification : régime déclaratif, silence vaut accord, expiration des règles.
          • Loi fiscale : les dix impôts, la fin de la CSG, la TVA alimentaire.
          • Création du fonds souverain, ouverture des comptes santé et sécurité.
          • Recrutement des premiers procureurs.
        2. La première année

          • Référendum sur la nouvelle Constitution et le Cap de la France.
          • Cantine gratuite, contrat de travail unique, retraite à la carte.
          • Premiers chantiers de location-accession et sites industriels clés en main.
        3. Les cinq premières années

          • 750 000 logements accessibles lancés.
          • Parquet doublé à moitié, 10 000 places de prison dignes.
          • Corridors énergie et données en construction, pôles universitaires créés.
          • Défense en montée vers 3,5 % du PIB.
        4. À quinze ans

          • Un budget en excédent et une dette nettement plus basse.
          • Plus de deux millions de familles devenues propriétaires.
          • Une génération entière passée par le service national.
          • Une France qui produit son énergie, son alimentation, ses usines et son avenir.